Battle royale
J’ai regardé battle royale récemment. Pour ceux qui ne connaissent pas le film, c’est l’histoire d’une classe de 3ème qui est emmené par l’armée dans une île et dont l’objectif et que les élèves s’entretuent pour canaliser la fureur d’une jeunesse incomprise par les adulte. J’ai reconnu dans ce film une problématique entraperçue lors de mon séjour au japon. Là-bas, les adultes ne comprennent plus les jeunes. Ces hommes, qui ont donné leur vie pour leur société sont sans solutions face à une jeunesse qui ne désire absolument pas travailler de 9h à minuit tous les jours tout en étant corvéable le week-end.
D’ailleurs, les personnes en marge de la société ne se comptent plus. Comme toujours dans la société japonaise, on a essayé de les regrouper et d’expliquer leurs motivations.
- On a commencé par leur groupe des freeter (free arbaiter: travailleurs libres), jeunes qui enchainent les petits jobs comme distributeur de mouchoir dans la rue ou porteur de pancarte.
- Puis est apparu les NEET, jeunes qui ne font absolument rien, pas de job, pas d’étude, pas de chomage (ils n’ont jamais travaillé).
- A la différence des hiki komori, qui se sont coupés totalement du monde, les NEET continuent à avoir une vie sociale, aux crochets de leurs parents.
Il faut se balader dans les rues de Shibuya ou de Harajuku pour comprendre l’ampleur de l’incompréhension. Pendant que des salaryman d’une quarantaine d’années boivent pour soi-disant resserrer les liens avec les collégues mais surtout pour oublier une vie passée à travailler,
les jeunes, déambulent avec leur bronzages extrêmes et leur coupe de cheveux à faire palir d’envie un bee-gees. Bien sûr, je caricature un peu mais il y a un fond qui est probablement vrai. Les couvertures des magazines pour jeunes montrent que ceux sont eux qui sont dans la tendance et pas les gens studieux (l’on t ils d’ailleurs étaient un jour, on a tendance à mettre en avant les personnes en échec scolaire mais plus flamboyant que les personnes de base, mais c’est une autre histoire).
Je me demande vraiment comment va évoluer le japon dans ces prochaines années face à un fardeau de plus en plus lourd de personnes ne participant pas au système (on parle de 2 millions de personnes en cumulé). Comme toujours, le temps le dira.





